Ateliers

Ateliers

Les participants ont été invités à choisir parmi les trois ateliers suivants:
l’approche holistique
l’entraide
l’identité

L’APPROCHE HOLISTIQUE

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Animé et traduit par Carlye Watson, de la table Inter-action du quartier Peter-McGill, l’atelier a consisté en deux présentations par deux personnes utilisant l’approche holistique, chacun à sa manière, suivies par une période de questions, des discussions en groupes et un debriefing collectif.

Une trentaine de personnes ont assisté à l’atelier.

Première présentation par Dre Marie-Eve Morin de la Clinique OPUS :
Dre Morin a partagé sa nouvelle expérience en tant que médecin spécialisée en santé mentale. Elle a remarqué que bien souvent dans le domaine médical, les médecins traite la maladie, le virus ou l’addiction mais pas la personne. Ils se concentrent sur un problème spécifique à un moment donné plutôt que de voir l’individu dans son ensemble, comme un être humain complexe.
En réponse à cela, elle s’est associée à d’autres praticiens partageant la même approche et a fondé la Clinique OPUS (Orientation et Prévention des Usages des Substances), une clinique médicale holistique qui traite la santé d’une perspective différente. À la Clinique OPUS, les médecins (de spécialités différentes) et professionnels paramédicaux travaillent ensemble pour traiter les divers aspects d’une personne à travers une méthode bio-psycho-sociale. Parmi ses professionnels paramédicaux, la clinique OPUS compte deux infirmières, deux kinésithérapeutes, un(e) massothérapeute, un(e) travailleur(se) social(e), un(e) psychothérapeute, un(e) sexologue, un(e) diététicien(ne) et un(e) coach de réadaptation physique.
La Clinique OPUS ne perçoit aucun financement du gouvernement, bien qu’elle travaille avec le système de santé provincial, et accepte les cartes de soins de santé pour des procédures standards financées par l’État. Malheureusement, toutes les procédures paramédicales ne sont pas financées par l’État et de ce fait, certaines nécessitent un paiement de la part du patient.

Questions des participants et réponses de Marie-Eve:
Q:
Combien de personnes traitez-vous? Combien d’hommes et de femmes en moyenne?
R: Nous avons environ 4000 patients que nous suivons et le ratio est d’environ 65% d’hommes pour 35% de femmes. Pour le programme Hépatite C, le ratio est de 70% d’hommes pour 30% de femmes.

Q: Combien de temps en moyenne suivez-vous un patient, à compter de sa première visite?
R: Nous suivons tous nos patients à vie. Nous ne clôturons pas les dossiers. Nous voyons cela comme un chemin de toute une vie, et non comme un problème que l’on règle et avec lequel on en a fini.

Q: Est-ce que les personnes qui n’ont pas de carte d’assurance-maladie provinciale viennent dans votre clinique?
R: Malheureusement, pour le moment, non. Nous sommes conscients que cela représente un gros défi et un obstacle pour de nombreuses personnes mais pour l’instant, tous les patients doivent avoir une carte d’assurance-maladie provinciale.

Deuxième présentation, par Mike Standup, guérisseur spirituel Mohawk et aîné de la communauté :
Mike vient d’une famille de guérisseurs spirituels, suivant particulièrement les traces de sa mère. Il pratique depuis 1990. Mike décrit son approche fondamentale de la guérison comme la manière dont on peut utiliser son esprit et comme un changement d’état d’esprit peut changer un état de santé et une situation. En ce qui concerne la santé physique, si l’esprit se porte bien, le corps va suivre et commencer à guérir. Cela implique d’être très à l’écoute et très patient. Parfois, on arrive à un moment d’épiphanie, mais souvent c’est comme un lent combat de boxe. Parfois, les gens ont simplement besoin d’être écoutés et respectés. Parfois, des personnes sont confrontées à de graves situations dans leur esprit et dans leur vie mais parfois, c’est simplement une accumulation de situations mineures qui prennent de plus en plus d’ampleur.
La spiritualité ne s’adresse pas qu’aux communautés autochtones; c’est un état parmi d’autres. Il y a une lumière qui émane de chaque personne, un emblème de notre existence, pleine de réflexion et de créativité. Quand cette lumière est épuisée, une part de nous manque. Mike travaille avec les personnes en remontant dans leurs souvenirs pour trouver le moment (parfois un traumatisme) où cette lumière a commencé à disparaître afin de la raviver. C’est ce qu’on appelle « récupération spirituelle ». Bien que le processus puisse durer longtemps, il arrive souvent que des guérisons se produisent au bout de quelques jours seulement.

Questions et réponses avec Mike
Q:
Comment rencontrez-vous les gens?
R: Le plus souvent, en tête-à-tête, bien que des fois en thérapie de famille ou de couples.

Q: Est-ce que vous travaillez principalement au centre-ville ou aussi dans des réserves?
R: Les deux. J’ai des patients aussi bien au centre-ville que dans les réserves alors je fais l’aller-retour.

Q: Est-ce que vous remarquez une différence entre les personnes des réserves et celles du centre-ville, en termes de processus de guérison, capacités de guérison, etc.?
R: Non aucune. Chaque personne est différente et je trouve que cela dépend uniquement de la personne et non du fait qu’elle vive au centre-ville ou dans une réserve.

Questions pour les discussions en groupes:
1. Quels sont les points et aspects communs entre les deux approches de la vision holistique?
2. Qu’est-ce qui vous a marqué ou inspiré?

Réponse collective:
– Pour avoir une vision holistique, nous devons travailler ensemble (en réseau) avec l’individu au centre.
– Chaque personne vient d’une culture différente, avec des valeurs différentes, c’est pourquoi notre approche holistique doit être adaptée à chaque personne. Il n’y a pas une seule “approche holistique”.
– Il y a une différence entre l’itinérance physique (ne pas avoir de lieu où vivre) et l’itinérance spirituelle. C’est possible d’être itinérant dans le corps et non dans l’esprit et vice versa ou ni dans l’un, ni dans l’autre ou dans les deux.
– Les structures socio-économiques et politiques doivent également être prises en compte dans toute approche holistique (le « système » de manière générale joue un rôle essentiel).

Question finale: Citez une chose que vous pouvez faire dès demain pour contribuer à lutter contre l’itinérance?
– Le mot ÉCOUTER a été cite à de nombreuses reprises.
– Procurer des logements

L’ENTRAIDE

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Animé par l’équipe d’Exeko et par Jonathan Lebire (Programme Dialogue du YMCA), l’atelier a consisté en plusieurs activités amenant à réfléchir sur la notion d’entraide. Quel devrait être le rôle de chacun dans la communauté pour faire face à l’itinérance? Qu’est-ce que moi, je peux faire pour l’autre? 

Une vingtaine de personnes ont participé à cet atelier.

Casse-tête
Chaque participant était invité à réfléchir à ce qu’il pouvait faire personnellement pour agir contre l’itinérance et à l’écrire sur une pièce du casse-tête géant.
Voici ce qu’il a résulté de cette réflexion:

- Être généreux
– Ne pas ignorer l’autre comme s’il faisait partie du paysage (cité à deux reprises)
– Prendre le temps d’être avec eux
– Trouver des places de support
– Sourire (cité à deux reprises)
– Discuter, référer (cité à deux reprises)
– Regarder droit et ne pas rechuter, si on doit se relever, on va de l’avant
– En tant que stagiaire à l’Église, je peux aider les membres à mieux comprendre les problèmes que rencontrent les personnes en situation d’itinérance
– Mettre en place des programmes pour enfants
– Aller à l’armée du Salut
– Développer des services empathiques adaptés efficaces
– Innover
– Faire preuve d’empathie
– Être a l’écoute (cité à cinq reprises)
– Communiquer, partager idées et connaissances
– Faire du bénévolat (cité à deux reprises)
– Conscientiser famille et amis
– Contribuer à ce que les gens se parlent et restent à l’écoute des besoins
– Faire en sorte qu’ils se sentent aimés
– Ne pas juger
– Je suis ingénieur et je devrais être davantage à l’écoute des probIèmes rencontrés par les personnes en situation d’itinérance et discuter des solutions durables avec eux. Les aider à ouvrir les yeux sur les opportunités qui sont à leur disposition. Après quoi je pourrais aider à mettre en place dans leurs vies ces plans discutés pour les guider progressivement à surmonter cette situation
– Prendre action
– Soutenir les personnes à exprimer leurs opinions
– Soutenir les organismes qui œuvrent en itinérance
– Dire bonjour
– Se prendre en main et aller chercher de l’aide

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